Il y a quelques mois, j’ai fait un long voyage.

Cette année, ma destination en mode maman solo fut Washington D.C. Vous n’aurez pas beaucoup d’images de cette escapade, parce que j’y suis allée pour un mariage, et j’ai pas tellement eu le temps de flâner. C’est vrai j’aurais pu prendre le temps mais il faisait froid !! Bon bref, je n’ai pas beaucoup d’images cette fois-ci, mais là n’est pas le sujet de ce billet.

Je voulais parler ici de la culpabilité que l’on peut ressentir lorsqu’on a des enfants en bas âge, d’oser prendre du temps pour soi. Ce n’est pas une chose à laquelle je suis souvent sujette parce que j’ai une personnalité très indépendante, et mes enfants le savent. Maintenant qu’ils sont plus grands et plus ou moins autonomes, je me suis donnée la permission de me retrouver, de me consacrer du temps.

Ce voyage par contre a été plus difficile en termes de séparation. Pour la première fois, je suis partie avec les images de mon fils aîné en larmes alors que je mettais mes valises dans la voiture. J’ai eu beau lui dire que je ne partais que pour quelques jours, et que je lui ramènerai plein de souvenirs, il fut impossible à consoler. Cela ne m’a pas gâché le vol (pas vraiment), mais quand même. Pendant le vol, je savourai le fait d’être seule, de ne pas avoir à m’inquiéter et à m’occuper d’enfants près de moi (pas de repas à partager, pas de viande à couper, pas de tablettes à sortir, etc.), je me demandais au fond de moi “c’est normal d’être si heureuse de ne pas avoir les enfants dans les pattes?”.

Bref, mon séjour s’est super bien passé mais au retour, la nounou et le maître de mon fils m’ont bien informé que le comportement du petit a bien été influencé par l’absence de la maman. Et rebelote, une autre couche sur cette culpabilité qui avait commencé à disparaître. Oui, si j’étais restée, mon fils aurait eu de meilleurs résultats à l’école et aurait passé de meilleures soirées. J’ai du alors avoir une discussion avec le garçon, pour lui expliquer que maman aussi avait le droit de souffler sans lui, que maman pouvait partir quelques jours et que cela ne signifiait pas qu’elle l’aimait moins. J’ai bien compris que me voir partir lui faisait quand même (un peu) de la peine, qu’à neuf ans, la séparation avec la mère était encore compliquée. J’ai dû trouver les mots pour le rassurer, expliquer qu’il fallait que moi aussi, je sois bien pour être meilleure, pour lui. Je lui ai également rappelé que lui aussi, partait chaque année en vacances sans sa maman pendant un mois sans que ça ne lui pose de problèmes. Nous en avons donc conclut tous les deux c’est plus une affaire de jalousie, que de vrai manque. En tout cas, ce fut une belle discussion et j’ai cru à ce moment là qu’il m’avait comprise.

Trois semaines plus tard, maman voyage de nouveau (ah oui oui, je prends ma liberté au sérieux), pour un weekend cette fois ci. Imaginez le petit dont la lèvre se met à trembler lorsqu’il me demande “tu es sûre que tu dois partir aujourd’hui, maman?”. Alors là, l’esprit de ma mère a pris possession de moi. Mon accent de daronne est tout de suite monté et le regard à lui seul (les connaisseuses connaissent, j’ai fait comprendre à l’enfant qu’il ne fallait même pas qu’il me teste le tour ci, ékié!) a suffit à sécher ses larmes de crocodile.

C’était la dernière fois que ce genre de scène a eu lieu chez nous, je crois que nous nous sommes compris. J’aimerai bien savoir comment les autres mamans gèrent ce soucis, n’hésitez pas à me laisser un petit mot pour me donner vos astuces.

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Contributrice

Arlie. B
Arlie. B
Je suis née avec un livre à la main, la plume est venue pas longtemps après, Le pouvoir magique de ma plume ? Elle guérit.

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