Nadjad Bacar (Ecrivain) – “Un roman culinaire est un livre qui combine des recettes de cuisine et une histoire originale…”

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Et si on vous demandait de nous citer une spécialité comorienne ? Pas facile hein ! Un jeune auteur a décidé de vous simplifier la vie avec son ouvrage “Le président français qui est devenu comorien en 24 recettes”. Nadjad Bacar, nous plonge au coeur des traditions culinaires comoriennes à travers un livre emplit d’humour et de saveur. C’est notre sélection Peek A Book de la semaine.

 

RTM | Peux-tu te présenter à nos lectrices/lecteurs ? 

Nadjad | Je m’appelle Nadjad Bacar j’ai 29 ans et je suis chargé d’événementiel. Je suis né et j’ai grandi en France, et mes parents sont comoriens. Je viens tout juste de publier le premier roman culinaire comorien : « Macaron * le président français qui est devenu comorien en 24 recettes ».

RTM | Qu’est-ce qui fait battre ton cœur : les mots ou les mets ? 

Nadjad | J’aime les jeux de mets et cuisiner les mots, donc sans hésitation je préfère les mots! Il y a quatre ans, j’avais fait un blog (Le tour de la francophonie en 80 lettres) et j’ai eu la chance d’avoir deux poèmes publiés dans le recueil de poésie annuel des éditions Bordulot en 2017. Jusqu’à mes 19 ans et mon envol du nid familial, pour moi la cuisine c’était « Rendez-vous en terre inconnue », un endroit dont j’avais vaguement entendu parler mais que je n’avais jamais vraiment vu. J’aime beaucoup cuisiner, mais mon attrait pour la gastronomie est plus récent que celui pour les mots.

RTM | Comment est né ton ouvrage “Macaron” ? 

Nadjad | « Macaron » est né juste après la campagne présidentielle de 2017. Féru de politique, j’ai énormément suivi cette campagne présidentielle et en même temps, un soir, je me suis mis en tête de faire une recette comorienne tout seul. Comme beaucoup de monde j’ai cherché sur internet mais je ne la trouvais pas et je me suis dit que c’était peut-être le cas d’autres recettes. L’idée du livre est née à ce moment-là ; puisque ça n’existait pas il n’y avait qu’à l’inventer et ça pourrait être le premier livre à recenser des recettes comoriennes.

Je me suis rapidement dit que sans histoire, ça risquait d’être un livre de recettes sans relief, qui n’intéresserait pas grand monde en dehors des comoriens et de la diaspora. Pendant la campagne il y avait le marronnier de l’intégration, de l’immigration des étrangers… et je me suis dit ce serait drôle si pour obtenir la nationalité comorienne on devait maîtriser sa culture par assimilation culinaire. Ça m’a permis de créer une forte convergence entre l’univers politique et la cuisine, et de créer le squelette du bouquin. Cependant, il ne s’agit pas d’un livre politique, le personnage d’Emmanuel Macaron » me permet de faire un clin d’œil à l’actualité et d’avoir un fil conducteur fort, mais il ne s’agit pas d’un manifeste pour ou contre le président français ; si j’ai bien fait mon travail, à la fin du livre on ne sait pas si je l’aime ou pas. Mes motivations étaient ailleurs, mais je laisse le soin aux lecteurs de les découvrir.

RTM | Qu’est-ce qu’un roman culinaire ?

Nadjad | Un roman culinaire est un livre qui combine des recettes de cuisine et une histoire originale ; pour « Macaron * le président français devenu comorien en 24 recettes » j’ai décidé de saupoudrer le tout d’une bonne louche de fantaisie et d’humour.

RTM | Où peut-on se procurer ton ouvrage ?

Nadjad | On peut se procurer le livre sur le site officiel du livre https://www.macaron-leromanculinaire.com/ et sur la boutique en ligne Africavivre https://www.laboutiqueafricavivre.com/livres/84466-macaron-le-president-francais-qui-est-devenu-comorien-en-24-recettes-de-nadjad-bacar-97829563615.html

RTM | La cuisine comorienne en 3 mots ?

Nadjad | En 3 mots ? Généreuse, métissée et délicieuse.

RTM | Si on ne devait retenir qu’une seule de ces recettes, ce serait laquelle ? 

Nadjad | S’il ne devait en rester qu’une, je garderai le pilaou. Je trouve que ce plat (Riz parfumé au poulet / à la viande de boeuf) résume la générosité de la cuisine comorienne et je pense qu’avec l’émergence progressive d’acteurs comoriens dans le domaine de la restauration, ce plat pourrait devenir « pop » dans les années à venir.

 

 

 

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