Le silence de ton coeur

Et puis le silence renait, vêtu de toute sa brutalité. Qu’il est dur de s’en accoutumer après que mes journées aient été rythmées par le bruit de tes mots. Une part de toi se glissait dans chacun d’eux. Mais tu as tout interrompu. C’est là que le silence est devenu assourdissant.

J’ai perdu le goût des mots juste un temps. Je ne trouvais plus en eux la saveur qu’ils avaient avant que tu ne les dises. Ton départ a emporté la poésie des belles lettres.

Je demeure en attente de quelques signes, de petits bonheurs qui t’appartiennent, dont j’ai testé la saveur avant que tu ne m’en prives. Mais tu sembles être le seul à colorer mes jours de cette façon particulière qui n’appartenait qu’à toi.

J’ai espéré t’appartenir. J’ai voulu te donner mon cœur, mes mots et mes absences. J’ai rêvé que tu me connaisses et ne sache plus te passer de moi, prisonnier des qualités que je porte. De mon altruisme à mon sourire, de ma joie de vivre à nos frayeurs, de ma gentillesse à ma délicatesse, je t’ai offert la beauté de mon cœur. De celui-ci, tu n’en as que faire. Seul mon être t’intéresse, aussi éphémère soit-il, aussi durable était mon inclination.

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