Rencontre avec Cécilia Emma Wilson qui vient tout juste de publier Afrique politco-spirituelles.

RTM | Bonjour Cécilia, pourrais-tu te présenter pour nos lectrices.teurs ?

Cécilia | Je m’appelle Cécilia Emma Wilson. Je suis togolaise de père et afro-brésilienne de mère. J’ai 24 ans.

RTM | Quel est ton parcours ? 

Cécilia |  Je suis diplômée en Sciences Politiques et en Affaires Internationales. Pendant mes études à Sciences Po Paris, j’ai d’abord travaillé pour l’ambassadeur du Congo-Brazzaville avant de rejoindre une campagne électorale. Puis j’ai créé une association IYA qui a reçu des personnalités comme Fary l’humoriste et Claude Grunitzky co-fondateur de Trace TV. J’ai mis un terme à cette aventure par manque de financements. Puis je me suis découvert une passion pour le monde digital.

J’ai d’abord ouvert mon entreprise axée sur le marketing Digital et le développement d’applications à destination des populations noires: SABÀ Creativity. Je me suis prise d’une forte passion pour le digital et les techniques de conversion. Puis forte du succès des techniques en marketing que j’avais apprise non pas à l’école mais en lisant les meilleurs entrepreneurs américains, j’ai décidé de former des startupers ne pouvant pas se permettre les services de marketing digital. J’ai commencé à proposer des cours enregistrés et téléchargeables sur les différents aspects du Marketing digital.

RTM | Depuis combien de temps travailles-tu sur l’ouvrage que tu viens de publier ?  

Cécilia | Concernant cet ouvrage, il a été bouclé en un an. C’est même un peu trop long car un livre peut s’écrire en 3 mois. Mais il m’a demandé autant de temps parce-qu’il contient une grosse part de recherches qui a exigé mes déplacements aux Etats-Unis, et en Afrique de l’Ouest. Quand j’ai commencé, j’ai surtout été soutenue par un professeur américain spécialiste des questions panafricaines. Il me disait que mon idée était excellente et que je devais foncer. En fait, j’ai failli me décourager quand j’y ai pensé, quand l’idée a surgi. Je me suis dit “c’est un travail de Titan”. Mais Dieu aidant, j’ai réussi à récolter les informations dont j’avais besoin. Et puis je voulais déconstruire certains mythes notamment l’idée que le panafricanisme était une construction politique quand il avait quelque chose de bien plus profond et de plus ancré, de moins tangible, ce que je désigne par “le monde spirituel”. Etant également chrétienne, je voulais remettre en question le kémitisme et ses partisans puisque j’ai fait une grosse recherche sur l’arrivée du judaïsme et du christianisme en Afrique par le biais de la Reine de SABÀ, et j’ai trouvé la ré-appropriation jamaïcaine particulièrement touchante.

RTM | Peux-tu nous résumer ton ouvrage ? De quoi parles-t-ils ? 

Cecilia | “Les ouvrages sur la dimension politique du panafricanisme abondent. Pourtant, lorsqu’on regarde l’histoire, on s’aperçoit que les pères du panafricanisme parmi lesquels W.E.B duBois et Olaudah Equianoh ont commencé à se poser des questions sur les âmes du peuple noir. Le back-to-Africa, les questions noires sont intimement liées pour des raisons plus profondes que les questions politiques.

En réalité, derrière l’écran politique se cache la recherche d’une présence divine, d’un Dieu qui aurait abandonné des peuples entiers à l’esclavage, et dont les peuples noirs ont cherché la face dans tout ce qui pouvait les ramener au continent africain. C’est en ce sens qu’est né l’Ethiopianisme. Sous le joug des puissances coloniales, les rastas jamaicains ont été puisé leurs ressources dans le Bible et ont porté avec fierté l’histoire qui liait la Reine de SABA Makéda au roi juif Salomon. Ils ont vu en Eden l’Afrique et en l’enfer le système de l’esclavage. Ils se sont tournés vers un rédempteur à leur image, Yashew appelé en Hébreu “Yeshua”, Lion de la Tribu de Juda.

Du côté des afro-américains, le rejet complet du système américain aboutit aux théories de la Nation of islam par référence aux résistances et aux révoltes des esclaves, nées parmi les africains musulmans. Au Brésil, les relents des traditions béninoises prennent le pas sur un catholicisme savamment déguisé. Tous ces faits ont marqué des politiques diplomatiques et institutionnalisées. Au plus haut niveau, les chefs d’Etat se sont retrouvés pour établir des liens et permettre aux minorités noires de garder des relations avec le continent Africain. C’est pourquoi Haïti fut le premier pays de la diaspora à frapper aux portes de l’Union Africaine, que le Brésil dut établir des accords politiques avec le Bénin concernant les populations de Salvador de Bahia, que Fidel Castro à Cuba vit naître des relations avec le Ghana afrocentré de Kwame Nkrumah.

Ethiopie, Afrique du Sud, Ghana, Brésil, Cuba, Etats-Unis, France, Nigéria.. Tous ces pays ont une part dans l’histoire transnationale des questions noires. ”

RTM | Pourrais-tu nous dire ce qui fait de toi une Reine Des Temps Modernes ? 

Cécilia | ^_^ Je crois que ce doit être ma foi en Dieu. J’en parle beaucoup mais c’est essentiel pour moi. Et pour moi Dieu, c’est Yeshua car il m’a redonné un statut de Reine quand je n’avais rien. Il m’a fait prendre conscience de la partie divine qu’il a mise en moi et il me propulse au quotidien. Sans foi, on ne va nulle part. Ce doit être ça.

 

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